Infographie : Préménopause & Ménopause - Nutribesthérapie

Préménopause & Ménopause : tout ce que vous devez savoir

Cette période débute dès 45 ans ou être induite par des traitements médicamenteux. Située avant la ménopause, elle est considérée comme une période de transition, sa durée est variable d’une femme à l’autre. Elle sera source de turbulences chez certaines femmes ou passera complètement inaperçue chez d’autres. Les troubles les plus souvent rencontrés sont divers : la prise de poids, l’aménorrhée, les bouffées de chaleur et troubles climatériques, le sommeil perturbé, les douleurs articulaires, le syndrome ‘génito-urinaire de la ménopause’, les troubles de l’humeur, modification de la peau et divers symptômes. L’acronyme BISES permet de caractériser les symptômes principaux de la ménopause (B : bouffées de chaleur, I : interruption des règles, S : sautes d’humeur, E : évolution du poids, S : sécheresse de la peau). Une femme ne souffrira pas de tous les symptômes en même temps et pas non plus avec la même intensité. Nous allons reprendre les principaux symptômes rapportés.

Est un phénomène naturel qui touche les femmes autour de cinquante ans dont la caractéristique est l’arrêt de l’ovulation et donc la disparition des règles. Par définition, on considère que la femme est ménopausée lorsque celle-ci cesse d’avoir ses règles depuis une année complète. Elle est signe de la fin de la fertilité.

Afin de conserver sa silhouette et de continuer à profiter d’un bon état de santé, il est souhaitable de réévaluer ses habitudes alimentaires et son hygiène de vie globale en abordant cette nouvelle période de vie. C’est-à-dire qu’il faudra vraiment adopter une alimentation saine et équilibrée, mais aussi pratiquer une activité physique régulière. Cette activité physique doit rester un moment de détente et de plaisir. Voici des recommandations hygiéno-diététiques qui visent à optimiser l’adaptation de la femme à cette nouvelle étape de sa vie.

Parlons tout d’abord des hormones

Il y a de nombreuses hormones circulantes dans le corps (plus de 50) mais au moment de la ménopause 2 vont voir leur concentration diminuer : les œstrogènes et la progestérone. Les œstrogènes sont les hormones féminines par excellence, comme est la testostérone chez l’homme. Ce sont des hormones dites ‘anti-vieillissement’. On parle « des œstrogènes » car il existe 3 types d’œstrogènes qui sont l’œstradiol (le principal), l’œstrone et l’œstriol. Ce sont ces mêmes œstrogènes qui sont synthétisés au moment de l’adolescence par les ovaires majoritairement mais aussi par les glandes surrénales et le tissu adipeux. Leurs taux varient alors en fonction du cycle de la femme.

Le problème lors de la préménopause est la diminution progressive, mais inexorable de ces hormones chez la femme, conduisant à différents symptômes. Il y a baisse puis arrêt total de la sécrétion de la progestérone. Tandis que pour les œstrogènes, le niveau diminue sans s’arrêter totalement, car d’autres organes contribuent à leur synthèse, mais à une concentration plus faible. Les seins et le tractus urétro-génital seront les premiers touchés. Concernant les seins, lors de la préménopause, les œstrogènes se retrouvent en excès par rapport à la progestérone qui s’est effondrée donnant des seins plus gros et plus sensible puis la glande mammaire va devenir plus graisseuse. Concernant les modifications du tractus urétro-génital lors de la ménopause, un paragraphe ci-après lui est consacré.

Consulter une nutritionniste à Genève peut être d’une grande aide pour élaborer un plan alimentaire personnalisé. Mme Zimmer analyse vos besoins spécifiques et vous recommandent des stratégies adaptées à votre bien-être.

Dans tout le corps se retrouvent les récepteurs à ces hormones ce qui explique que divers organes seront touchés. Ainsi par exemple la femme va avoir un dessèchement cutané qui commence avec la ménopause. Le renouvellement cellulaire est diminué. Les rides s’accentuent car avant les œstrogènes amélioraient la synthèse des fibres de collagène et de l’élastine. En manque d’œstrogène la peau perd son élasticité et devient plus fine. Ces hormones gérant aussi la pousse des poils, la pilosité va se modifier avec la disparition des poils à cause d’une synthèse diminuée. Les cheveux sont aussi affectés, ils sont moins nombreux et deviennent plus fins. Chez près de 20% des femmes la chute des cheveux est due à ce dérèglement hormonal. D‘autres tissus dans le corps ont des récepteurs à ces hormones comme la paroi des artères ce qui apportait la souplesse aux vaisseaux. Sans les hormones, la souplesse diminue pouvant favoriser la formation de plaques d’athéromes (dépôt graisseux) à l’origine de maladies cardiovasculaires. Les œstrogènes agissent aussi lors de la fixation du calcium sur les os. En manque d’œstrogène, il y a risque de déminéralisation des os, la densité osseuse diminue pouvant conduire à l’ostéoporose.

Évitez la prise de poids excessive

La ménopause peut entraîner une certaine prise de poids. Même en faisant attention au contenu de son assiette et en s’infligeant des restrictions non adéquates on estime une prise de poids moyenne de 6 kilos. Ceci s’explique par une modification et diminution de votre métabolisme de base à cause de la baisse d’œstrogènes. C’est-à-dire en consommant la même alimentation à la ménopause, là vous allez prendre du poids. Votre corps dépense moins d’énergie pour faire la même chose. Deux solutions : moins consommer en conservant toujours un équilibre entre les divers macronutriments (protéines, lipides, glucides) ou dépenser plus d’énergie en instaurant l’activité physique, déjà mentionnée plus haut.

Même en l’absence d’un gain de poids, la silhouette est quand-même modifiée par un changement de la distribution des graisses dans le corps, entraînant un épaississement de la taille. En cas d’excès pondéral, l’accumulation abdominale du gras va préférentiellement se produire. De plus, les femmes en surpoids sont statistiquement plus susceptibles d’avoir plus de sensations invalidantes dans la vie au quotidien comme les bouffées de chaleur et les douleurs articulaires. C’est pour cela qu’il est donc important de maintenir un poids adéquat et surtout d’éviter toute prise de poids supplémentaire.

  • Au quotidien en consommant plusieurs aliments de chaque groupe alimentaire : féculents, viandes ou substituts (protéines), légumes et fruits, produits laitiers, matières grasses choisies. Une erreur classique est d’éliminer les féculents et glucides complexes ! Ils font partie de l’équilibre alimentaire et contribue à apporter la satiété et limite la fatigue ressentie à la ménopause. On limitera les produits transformés, les produits gras et sucrés (ceux en haut de la pyramide alimentaire). On sélectionnera l’apport en matière grasse et la qualité des matières grasses: celles riches en acides gras monoinsaturés (huile d’olive qui contient des composés phénoliques, de la vitamine E et lui donnant un apport d’antioxydants avec effet cardioprotecteur) et les acides gras polyinsaturés (huile colza, noix). Certainement, on recommande aucun acide gras trans (ou huile partiellement hydrogénée) trouvé dans les produits transformés (à l’origine des graisses abdominales mais aussi source d’inflammation et de maladies métaboliques). Le sucre pris en excès se transforme en …. graisse. Limitez la consommation de desserts, de viennoiseries, de sodas. Le sucre peut être à l’origine de maladies métaboliques chroniques comme le diabète ou la stéatose hépatique (accumulation de graisse dans le foie).
  • D’herbes aromatiques et de certaines épices (comme le curcuma). Grâce à leurs goûts elles permettent de limiter l’apport de sel qui contribue à la rétention d’eau (évitez-le surtout en cas de maladies cardiovasculaires). De plus ces épices et herbes aromatiques ont des propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires.
  • À chaque repas : viandes, volaille, poisson, œufs, fromage, tofu, légumineuses qui stabilisent la glycémie et augmentent la satiété. Ne pas oublier les produits laitiers, sources de protéines et de calcium. Les protéines seront parfois légèrement augmentées dans votre régime adapté. Elles permettent aussi de maintenir une force musculaire et une bonne densité osseuse.
  • Céréales complètes, pains complets, légumineuses (fèves de soja, lentilles, pois chiches, haricots secs, pois cassés), légumes et fruits – augmentent la satiété et contribue à avoir un microbiote en bonne santé. Une consultation « spéciale microbiote équilibré» peut vous être donnée pour faire les bons choix alimentaires. Une analyse de votre microbiote avec des laboratoires partenaires peut vous être proposée si besoin, pour détecter/confirmer une potentielle dysbiose. Certains probiotiques (de Pileje ou de Pharmap) en compléments alimentaires pourraient alors vous êtes recommandés suivant vos besoins.
  • Au quotidien en consommant au minimum 1 ½ litres d’eau, voire 2 litres. L’hydratation peut aussi être apportée au moyen de tisanes et infusions diverses. Les légumes sont aussi une source non négligeable d’hydratation. Une bonne hydratation contribue à lutter contre le gonflement abdominal.
  • Manger trois fois par jour à des heures régulières aide à éviter les crises de faim entraînant souvent une surconsommation compensatoire. Si des fringales arrivent, organisez-vous plutôt une collation structurée et non du grignotage. C’est un symptôme classique à la ménopause, c’est aussi le signe que votre repas principal précédent n’était pas assez conséquent en glucides Vous pouvez prendre une petite collation par jour (si nécessaire). Cette collation permet de mieux gérer sa consommation aux repas principaux, d’augmenter la variété alimentaire et d’apporter au final moins de calories totales sur la journée.
  • Le métabolisme ralentit à partir de la préménopause, ce qui entraîne des besoins caloriques moins élevés. Il faut donc réduire son apport calorique sur la journée et étaler ses apports comme expliqué précédemment.
  • Qui apporte un certain plaisir, sinon vous l’abandonnerez au cours du temps (voir fiche « Activité physique »). L’activité physique devient un partenaire indispensable pendant la ménopause pour augmenter les dépenses énergétiques alors que les besoins énergétiques diminuent à cause de la régression de la masse musculaire. Augmenter son activité physique permet de jouer sur la balance énergétique, d’aller puiser dans les réserves graisseuses abdominales et de lutter contre perte de masse maigre. Un mélange d’entrainement avec des exercices de résistance combinés à une activité aérobique est le plus souhaitable pour augmenter sa force musculaire et le cardio. Mais toute activité physique est bonne à prendre. Il est souhaitable que l’activité soit longue, à savoir sur 1 heure. L’activité la plus facile à pratiquer est la marche (au moins 10 000 pas !) notamment la marche nordique, le vélo ou la natation (2 à 3 séances /semaine).
  • Facile à dire mais pas facile de trouver la solution au quotidien ! Pourtant on sait que la production de cortisol par les glandes surrénales conduit à un stockage des graisses au niveau abdominal et tendent à ouvrir l’appétit. De plus il contribue à une fuite urinaire du magnésium qui permet justement de limiter le stress (cercle vicieux) ! Voir le paragraphe ‘Troubles de l’humeur’ pour les conseils nutritionnels. Il est aussi vivement recommandé de trouver la ou les activités qui vous procureront, grâce à la libération des endorphines (hormones du bonheur) détente et plaisir. Ce n’est pas égoïste de penser à soi un peu et de s’octroyer (enfin) vers 50 ans une activité qui vous fera du bien aussi bien au mental qu’au physique. Cela peut être une pratique de yoga, de méditation ou encore un cours de sophrologie ou une activité de piscine. Et pourquoi pas un massage qui fera du bien au corps et à l’esprit ! A vous de trouver la solution ….
  • Il est la source de différentes perturbations physiques et psychiques qui vont contribuer à une prise de poids et aux grignotages. Un manque de sommeil peut contribuer à cette prise de masse grasse au niveau abdominal. Voir les paragraphes ‘Le sommeil perturbé’ et ‘Les troubles de l’humeur’.

Attention aux régimes amaigrissants sévères qui fleurissent partout dans la presse, sur internet– C’est la cause du poids yoyo en lien avec la perte de masse maigre. Ils perturbent le métabolisme, ce qui rend l’atteinte ou le maintien d’un poids corporel adéquat de plus en plus difficile.

S’assurer auprès de votre médecin que votre problème de poids ne soit pas lié à des problèmes de la thyroïde.

La lutte contre ‘le ventre gonflé’

Avec la ménopause se produit une perturbation de l’équilibre des fluides dans l’organisme et notamment au niveau abdominal. Cette perturbation est à l’origine de cette sensation de ventre gonflé souvent rapporté par les patientes qui font prendre 1 à 2 tailles de pantalon supplémentaires ! Il existe plusieurs solutions naturelles pour lutter contre ce phénomène physiologique :

Le potassium est essentiel au bon maintien de la quantité des fluides dans l’organisme et contribue à réduire les gonflements lors de la ménopause. Il contribue aussi d’avoir une bonne tension artérielle. Double raison pour en consommer suffisamment ! On trouve du potassium dans les légumineuses (haricots blancs, rouges, lentilles vertes, corail, beluga, pois cassés, soja), les fruits frais (banane, fruits rouges …), les fruits secs (raisins, figues, abricots, pruneaux, bananes…), le fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes). Choisir des féculents complets riches en potassium et délaissez les pâtes blanches ou le pain blanc. Préférez le riz rouge, noir, sauvage au riz blanc. Ces produits complets auront aussi un effet positif sur votre index glycémique ; votre glycémie modulée aura un impact sur la sécrétion d’insuline qui est ainsi moins sollicitée, limitant aussi le stockage des graisses. Consommez aussi quinoa, boulgour, orge, teff, patate douce, avocat, épinard …

Buvez assez d’eau pour s’hydrater suffisamment, plus que le 1,5 L habituellement recommandé (plutôt 2 L). Surtout réduire votre consommation d’alcool qui fait gonfler le ventre et le visage. Ceci contribuera aussi à vous faire perdre du poids car l’alcool est calorique.

Réduisez l’apport de sel et détectez le sel caché. L’excès de sel est à l’origine de la rétention d’eau. Ne pas ressaler vos plats, ne déposez pas la salière sur la table, remplacez le sel par des herbes et des épices. Pour contrôler l’apport de sel caché, préférez les aliments bruts à cuisiner plutôt que les aliments transformés qui sont riches en sels (et souvent en graisses saturées). Lisez les compositions nutritionnelles si vous en achetez.

L’aménorrhée

Il y a un changement de la nature des règles, ce qui est le symptôme remarqué en premier. Les règles deviennent aléatoires, peuvent s’absenter pour revenir quelques mois plus tard. Elles peuvent aussi avoir une forte intensité (dites hémorragiques). Puis à un moment elles disparaissent complètement.

  • En cas de règles hémorragiques (qui peut être lié au manque de progestérone), consommez de la viande rouge pour pouvoir reconstruire des globules rouges. Sinon consommez des végétaux riches en fer mais ajouter du jus de citron pour avoir le bon degré d’oxydation du fer. En phytothérapie, l’Alchémille peut aider à retrouver un confort.
  • Ne pas négliger l’apport de vitamine B9 (le foie le plus riche, les légumes secs, les légumes notamment les légumes verts à feuilles comme les choux, les épinards, la salade, les fruits, les graines et fruits à coques, le pollen) et de vitamine B12 (les plus riches sont les abats comme le foie, le cœur, la langue, les rognons, le ris, la cervelle mais aussi les protéines du poisson et de la viande, les œufs, la gelée royale, attention la VitB12 issue des algues n’est pas biodisponible) qui sont indispensables à la confection des globules rouges. Elles sont donc nécessaires pour la bonne composition des globules rouges et pour éviter une anémie mégaloblastique.
  • Consommer les fruits riches en vitamine C pour lutter contre la fatigue (agrumes divers, kiwi).

Gérer les bouffées de chaleur

Les bouffées de chaleur se ressentent car la femme est en manque d’œstrogène lors de la ménopause, on dit qu’elle est sous ‘hypo-œstéogénie’ ou lors de la préménopause car les hormones sont sécrétées de manière anarchique. La circulation sanguine va se trouver modifiée pendant cette période et la thermorégulation est perturbée. Il faut savoir que cette sensation va toucher trois-quart des femmes, à des degrés et des fréquences variables. Chaque femme le tolèrera aussi de manière distincte. Les femmes les décrivent comme une onde de chaleur qui prend naissance au niveau du visage avant de se propager au buste. On les appelle aussi ‘bouffées vasomotrices’. Elles peuvent apparaitre très vite, de manière incontrôlée et être souvent précédées de migraine. Après la crise elles peuvent laisser la place à des sueurs froides et à des frissons.

En journée ces bouffées sont plus rares, cela touchera la partie haute du corps (visage et cou) elles se manifestent plutôt la nuit et sont plus régulières. Elles se traduisent respectivement de jour par des rush au niveau du visage donnant un teint rouge à la femme voire même des palpitations cardiaques. De nuit les bouffées de chaleurs sont accompagnées de sueurs nocturnes qui peuvent obliger à changer d’habits voire même de draps, ce qui perturbera le sommeil. Le poids aussi peut influencer ces bouffées de chaleur (nombre et intensité) mais reste sujet à débat. En effet une femme en surpoids aura une masse graisseuse plus importante et fabriquera alors plus d’œstrogènes mais elle aura plus de mal à éliminer cette chaleur excessive (toujours à cause de sa masse graisseuse).

Les conseils nutritionnels pour limiter l’apparition de ces bouffées de chaleur sont les suivants :

Avoir une alimentation équilibrée et saine pour avoir un IMC (Indice de masse corporelle) inférieur à 25 kg/m2.

Limiter les sucres concentrés (ajoutés) : ils provoquent une hausse du taux de glucose sanguin, suivie d’une baisse, ce qui peut provoquer des bouffées de chaleur.

Éviter la caféine et l’alcool à jeun ou entre les repas : ils peuvent diminuer le taux de glucose sanguin et provoquer des bouffées de chaleur, ainsi que perturber le sommeil.

Éviter les aliments épicés : les épices risquent de provoquer des sueurs froides.

Préférer les boissons froides aux boissons chaudes.

Éviter le tabac : il risque d’augmenter la fréquence et l’intensité de la crise

Contrôler le stress et les émotions fortes car elles favorisent la survenue des bouffées de chaleur. Vous pouvez vous faire aider par le yoga, la relaxation, la méditation en pleine conscience, l’acupuncture, la sophrologie ou l’hypnose. Ces activités permettent de minimiser l’impact de ces bouffées de chaleur sur la qualité de vie.

En phytothérapie, il est conseillé de prendre certaines plantes comme substitut aux hormones. Ces plantes sont différentes suivant que la femme est en préménopause ou déjà en ménopause. En préménopause il est plutôt conseillé de prendre des plantes qui ressemblent à la progestérone comme l’Alchémille ou la Gattilier (spécifique contre les bouffées de chaleur). Lors de la ménopause on prendra plutôt des plantes ressemblant aux œstrogènes comme la Sauge qui lutte contre les bouffées de chaleur et la transpiration excessive. Une plante est souvent recommandée en phytothérapie venue d’Amérique du Nord, le Cimicifuga dont on consomme les racines séchées. Il régule les dysharmonies hormonales et les symptômes liés comme les bouffées de chaleur. On peut le combiner à une cure de Millepertuis qui a la propriété d’améliorer le sommeil et l’humeur. On peut aussi retrouver des phytoœstrogènes naturels dans le soja (à limiter en cas d’historique de cancer du sein hormono-dépendant). Les huiles essentielles de Sauge avec le Cyprès ou la Menthe sont aussi une option. Il est préférable d’acheter tous ces produits en pharmacie plutôt que sur le net pour s’assurer d’un contrôle qualité.

Le traitement spagyrique ‘Cimicifuga plus de chez Heidak est tout à fait indiqué pour lutter contre divers troubles de la ménopause. La spagyrie est un procédé de fabrication particulièrement complexe avec différentes étapes qui permettent de libérer tout le spectre des principes actifs de différentes plantes Suisses sélectionnées. Le traitement se présente sous forme de spray buccal à prendre plusieurs fois par jour suivant besoin, avec 1 à 3 pulvérisations. Dans le ‘Cimicifuga plus les plantes sélectionnées sont celles déjà énoncées précédemment : la Sauge, le Millepertuis, le Cimicifuga mais il contient aussi la Pulsatille, la Rose de Damas, l’Actée à grappe. La Sauge empêche la transpiration excessive et les bouffées de chaleur, le Millepertuis améliore l’humeur et le sommeil, la Pulsatille soulage les troubles de l’humeur et les tensions, la Rose de Damas harmonise toutes les fonctions corporelles féminines et l’Actée à grappe régule les dysharmonies hormonales. Un mélange de plantes plus personnalisé pourra aussi vous être proposé en partenariat avec une pharmacie qui vous le fabriquera, adapté à vos symptômes.

 

En cas de crise s’habiller avec des habits non sérés, ne pas hésiter à se déshabiller, à diminuer la température de la pièce ou d’en sortir et enfin de s’asperger d’eau pour faire diminuer sa température corporelle rapidement.

Enfin votre médecin pourra, s’il le juge nécessaire, vous prescrire un traitement hormonal de substitution ou THM (voir plus bas) sous certaines conditions. Sachez qu’il existe aussi des molécules déviées de leur fonction initiale qui en parallèle ont montré qu’elles pouvaient aider à diminuer les bouffées de chaleur et/ou sueurs nocturnes. Il s’agit de médicaments utilisés pour soigner les troubles neurologiques, la dépression ou l’hypertension.

Le sommeil perturbé

Comme déjà décrit précédemment, le sommeil est perturbé par ces sueurs nocturnes et bouffées de chaleur. D’autres troubles s’ajoutent comme des difficultés à s’endormir ou des réveils matinaux. Ce sommeil perturbé peut être en lien avec les autres troubles de la ménopause comme les douleurs articulaires ou les troubles de l’humeur ou les envies pressantes d’aller aux toilettes à cause d’un périnée qui se relâche.

  • Mangez léger le soir au souper, pour avoir une digestion facile. Pas de produits transformés, plutôt des protéines de bonne qualité mais pas en excès (acidifiant). Exemple œufs cuisson eau, fromage blanc, séré. Pas de friture ou aliments gras.
  • Ayez une alimentation riche en céréales (complètes) qui apportent des sucres lents et un acide aminé le tryptophane qui facilite la production de sérotonine indispensable à la sécrétion de la mélatonine (hormone qui induit le sommeil). Se reporter à la quantité de féculents qui vous a été recommandée dans votre régime adapté. Ne pas négliger les fruits et légumes et graines germées.
  • D’autres aliments sont riches en tryptophane qu’on retrouve (outre dans les céréales), dans les légumes secs, les noix, noisettes, amandes, les produits laitiers, banane…
  • Ne pas boire avant de se coucher mais 2 heures avant. Limitez l’alcool.
  • Terminez votre souper au minimum 2 heures avant d’aller vous coucher car la digestion provoque une élévation de température, ce qui est nuisible au sommeil. Mais si vous soupez trop tôt vous risquez d’avoir un petit creux que votre cerveau détectera, vous poussant à vous lever.
  • Prendre des infusions qui vous apportent sérénité et vous détendent (tilleul, camomille, 2 heures avant le coucher).
  • On peut retrouver certaines de ces plantes sous forme de compléments alimentaires : la Valérianne qui agit sur l’endormissement, la Passiflore qui est anxiolytique comme la Mélisse (Pilèje) ou chez Pharmalp qui propose Relaxkit qui combine un complément jour ‘Boost’ à base de Rhodiole et un complément nuit ‘Sleep’ à base d’Eschscholtzia pour favoriser l’endormissement, de mélisse pour avoir un sommeil de qualité, d’Aspérule pour obtenir un effet relaxant avec du magnésium et des vitamines B1 et B6. Le Griffonia est aussi recommandé car il permet d’agir sur la régulation et la qualité du sommeil, gélules à prendre 30 minutes avant de se coucher.
  • Comme décrit dans le paragraphe précédent, les traitement spagyrique de Heidak avec ‘Cimicifuga Plus est vivement recommandé pour lutter contre divers troubles de la ménopause. Il existe aussi une autre préparation spagyrique appelée ‘Troubles du Sommeil qui favorise l’endormissement et la continuité du sommeil. Il contient de la Valérianne (favorise l’endormissement par la détente), la Lavande (calme les tensions nerveuses), le Caféier (favorise l’endormissement en contrôlant les pensées excessives), le Houblon (favorise l’endormissement en apaisant) et la Noix vomique (stimule la fonction de détoxification du foie et empêche les réveils nocturnes). Un mélange de plantes plus personnalisé pourrait aussi vous être proposé avec notre pharmacie partenaire.
  • Pas d’activité d’écran au lit pour faciliter l’endormissement prendre plutôt un livre !
  • Pratiquez une activité physique qui fait travailler la respiration et fait diminuer le stress. Toutefois ne pratiquez pas d’activité physique trop soutenue avant de se coucher au risque de retarder votre sommeil. Le yoga, la méditation sont une option. En sophrologie : allongée, inspirez par le nez sur 2 temps puis expirez sur 4 temps et répétez l’exercice 3 à 6 fois. Sentez votre abdomen se gonfler et dégonfler. Pour amplifier cette sensation imaginez un endroit où vous vous sentez bien (plage, forêt, jardin, maison …). Cela devrait vous relaxer et vous faire glisser vers le sommeil…
  • Vous pouvez aussi mettre quelques gouttes de de lavande sur l’oreiller. Vous pouvez aussi inhaler le flacon en cas de réveil nocturne.

Avoir un périnée en bonne santé et le syndrome génito-urinaire

Le périnée est soumis à différentes tensions au cours de la vie d’une femme comme les grossesses ou les accouchements en plus du vieillissement naturel. C’est une sorte de hamac qui va soutenir tous les organes. Il est aussi important d’avoir une bonne intégrité de la peau, des tissus qui soutiennent le périnée et qui pourraient être à l’origine du relâchement de ce dernier. C’est pour cela qu’en parallèle des séquences de rééducation chez le physiothérapeute ou la sage-femme, une alimentation peut aider à avoir un périnée en meilleure forme grâce à une bonne élasticité et une bonne tonicité de la peau. Il est important d’avoir une bonne synthèse des 2 protéines principales de la peau que sont le collagène et l’élastine.

Pour cela certains nutriments sont importants comme les protéines, les acides gras essentiels (notamment les omégas 3) ou encore des minéraux, d’oligo-éléments (zinc, silicium). Certaines vitamines sont recommandées comme la vitamine hydrosoluble C et celles du groupe B. Elles sont directement impliquées dans la synthèse des protéines. Des vitamines liposolubles comme les vitamines A et E sont aussi importantes.

Les omégas 3 (acides gras polyinsaturés) ont un rôle anti-inflammatoire par excellence (ils sont cardio-protecteurs, réduisent le mauvais cholestérol, réduisent la pression artérielle) et protègent l’élasticité de la peau. On en retrouve dans les huiles de colza, noix, lin, dans les fruits à coque (noix, amandes, …), dans l’avocat et dans les poissons gras (on recommande le plus les petits poissons comme les sardines, les maquereaux, les anchois), mais aussi le thon, le saumon etc sources d’EPA et DHA. Voir une liste plus exhaustive dans le paragraphe ‘Troubles de l’humeur’.

Les omégas 6 sont importants mais notre alimentation quotidienne en apporte suffisamment. On en retrouve dans les huiles de tournesol et d’arachides. En excès ils rentrent en compétition avec l’absorption des omégas 3. La noix par exemple présente un rapport en oméga 3 / oméga 6 optimal, c’est pour cela qu’on la recommande fraiche ou sous forme d’huile.

Le zinc est connu pour son effet cicatrisant de la peau et est un catalyseur de différentes réactions biochimiques au niveau de la peau, notamment pour la fabrication des protéines. Des aliments comme les noix et autres fruits à coques, les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots blancs, flageolets, pois …) des produits céréaliers complets (riz complet ou semi-complet, idem pour les pâtes), avoine, sarrasin et les pains complets, aux céréales, au sarrasin, noir ou au son. Les huitres et fruits de mer en apportent aussi.

Le silicium est impliqué dans la fabrication de diverses protéines comme l’élastine, autre composant de la fermeté des tissus, de la peau, des muqueuses mais qu’on retrouve aussi au niveau du cartilage. Il aide à soulager les effets liés au vieillissement comme la peau et les tissus (voir aussi les paragraphes douleurs articulaires et peau). Le même type d’aliments que précédemment sont recommandés comme les produits céréaliers complets (blé, avoine, orge, riz), les légumineuses, les fruits à coque. Il y en a aussi les légumes à feuilles, la salade, les haricots verts, les épinards, l’avocat, les champignons, l’ail et l’oignon. Comme fruits ceux qui en contiennent le plus sont les agrumes (citron, orange), kiwi, pomme, mangue, banane et les fraises, cerises, raisins à la belle saison. En phytothérapie on retrouve du silicium dans des compléments alimentaires à base de Bambou, Prêle des champs et Ortie (1 à 2 cures par an en automne et/ou au printemps).

On retrouve la vitamine C dans les agrumes (mandarine, orange, pamplemousse), les fruits rouges, les kiwis et fruits exotiques. Il y en a dans les herbes comme le persil et les légumes crucifères (différents choux), les poivrons rouges… La vitamine C a aussi une fonction antioxydante qui neutralise les radicaux libres, protège les membranes des cellules et retardent le vieillissement.

Les vitamines B sont une grande famille : les aliments qui en contiennent le plus sont la levure de bière (plus concentré) mais aussi les légumineuses, les fruits et légumes, les céréales complètes.

La vitamine A (le rétinol) avec son rôle antioxydant, qu’on retrouve dans le foie et les fruits/légumes colorés en orange (abricot, carottes…), en vert, le persil, etc.

La vitamine E est aussi antioxydante et se retrouve dans les huiles, les fruits à coque comme les noix, les graines et les légumes à feuilles vertes.

Comme on vient de le voir, le périnée se relâche et peut conduire à l’extrême à une descente d’organes. C’est de nouveau le manque d’œstrogène qui en est la cause, mais aussi donnant le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM) regroupant un ensemble de manifestations. En effet, les œstrogènes permettaient d’épaissir la muqueuse du vagin, de la vessie, de l’urètre et de mobiliser le collagène à ce niveau du corps. Peu à peu ce syndrome s’installe en donnant un utérus plus petit, une lubrification du vagin diminuée (ou sécheresse vaginale) pouvant entrainer des désagréments comme démangeaisons avec des risques de mycoses. Celles-ci sont la conséquence d’un microbiote vaginal appauvri.

La vessie aussi est sous influence de ces hormones et le manque peut se traduire par des troubles de la miction, des envies pressantes d’aller aux toilettes de façon moins espacée de jour comme de nuit et par de petites fuites urinaires à l’effort. Une augmentation des infections urinaires, mais aussi des cystites dites claires dues aux envies d’uriner ou autres désagréments peuvent apparaitre. Ce syndrome génito-urinaire de la ménopause qui est d’intensité variable, va s’accentuer avec l’âge et l’entrée en ménopause. On recommande d’un point de vue nutritionnel :

  • Les acides gras polyinsaturés (voir plus haut) sont de nouveau recommandés.
  • Évitez une alimentation déséquilibrée, trop acide ou trop riche en sucre ou trop pimentée qui peut perturber le microbiote intestinal et surtout vaginal.
  • À l’origine de tous ces problèmes est le manque d’œstrogène, on peut en apporter par le traitement THM (sous contrôle de votre gynécologue) mais surtout par l’alimentation. En effet, le soja et les produits dérivés (tofu, miso) contiennent des substances végétales, les isoflavones, qui se rapprochent structurellement aux hormones féminines. Toutefois, il ne faut pas en abuser et il est recommandé d’en consommer maximum 1 mg/kg de poids. À éviter en cas d’un historique de cancer du sein hormono-dépendant. On retrouve des phytoœstrogènes dans la sauge, le houblon.
  • Pour conserver un bon microbiote au niveau du tube digestif et du vagin, on peut faire des cures de prébiotiques, de probiotiques (Pilèje, Pharmap), différents compléments alimentaires pourront vous être recommandés suivant vos besoins.
  • Pour lutter contre la sécheresse vaginale en phytothérapie, le Gattilier est une option (il aide aussi à lutter contre les bouffées de chaleur). Il existe aussi en pharmacie un gel vaginal en application locale de Gynofit contenant de l’acide lactique qui lutte contre les vaginoses qui peuvent se produire à cause de la perturbation du microbiote vaginal. Le Floreva de Pharmalp contient un prébiotique (a-GOS) et du trèfle vert en application locale, qui contribue à l’équilibre d’une flore vaginale et lutte contre l’inconfort et la sécheresse vaginale.
  • En cas de cystites répétées, pour éviter que les bactéries pathogènes ne s’accrochent au niveau de la muqueuse urinaire, introduisez dans votre alimentation de la canneberge ou de la cannelle. Appliquez en local les conseils indiqués ci-dessus.
  • Limitez tabac et alcool.
  • Avoir une activité physique adaptée.

Les troubles de l’humeur

 La combinaison de tous les effets secondaires liés à la carence en œstrogènes ne vont pas dans le sens d’un épanouissement de la femme. Ces transformations physiques et les troubles climatériques peuvent conduire à des sautes d’humeur en préménopause. A l’installation de la ménopause, une irritabilité apparait combinée à une hypersensibilité, anxiété ou stress. Certaines peuvent tomber dans la dépression. Une aide de l’entourage ou du corps médical peut s’avérer nécessaire pour reprendre une vie normale. Ces troubles peuvent être à l’origine d’un sommeil perturbé ou encore à l’origine de la perte de mémoire et des troubles de concentration. L’alimentation peut aussi aider.

  • Pour vous remonter le moral, n’hésitez pas à reprendre une activité physique.
  • Il a été démontré l’implication de molécules au niveau du cerveau qui permettent la communication entre les neurones. Il s’agit des neurotransmetteurs qui pourraient en cas de déficit être la cause de la nervosité, du stress, de la fatigue, de la déprime. Ceux identifiés sont la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline. Deux acides aminés (qui ont une structure chimique particulière puisqu’ils sont cycliques) sont précurseurs de ces neurotransmetteurs : le tryptophane pour le premier et la tyrosine pour les 2 derniers. Ces 2 acides aminés contribuent aussi à la synthèse des protéines dans tout l’organisme : ce qui signifie qu’une carence suspectée au niveau de la perturbation de l’humeur est aussi réelle dans tout le corps. Ces acides aminés proviennent de protéines consommées animales et végétales. Si vous ne consommez que des protéines végétales au cours d’un repas combinez les céréales avec des légumineuses. Par exemple on retrouve la tyrosine au niveau du poisson, de la viande, des fromages à pâte dure (emmental, gruyère, parmesan), du chocolat et du tryptophane au niveau des œufs, des céréales, l’avocat, la banane ou des produits dérivés du lait, le chocolat noir (avec modération !).
  • Du côté de l’assiette des aliments riches en oméga 3 sont recommandés. Ils participent au bon maintien de l’humeur, aux bonnes performances intellectuelles (concentration, apprentissage) et à celles du système cardiovasculaire. En carence d’oméga 3, il a été montré un risque de dépression et d’anxiété. Au niveau cellulaire ils contribuent à avoir des membranes de bonne qualité et permettent notamment au niveau des neurones du cerveau d’avoir une bonne transmission de l’influx nerveux. On retrouve ces oméga 3 (les plus importants étant l’EPA et le DHA) dans les poissons gras, les fruits de mer, les huiles de poissons (huile de foie de morue), les huiles végétales (colza, noix, chanvre, lin), les avocats, certains végétaux comme les épinards, la mâche, le pourpier, le lupin, les fruits à coque comme l’amande, les noix ou encore les graines de chia, de lin ou de chanvre écrasées / moulues à ajouter dans vos préparations (salade, laitage, soupe …), des poules nourries avec des graines de lin dont la richesse en oméga 3 est élevée, confère à leurs œufs des qualités nutritionnelles reconnues (ex : les œufs de la filière bleu-blanc-cœur en France voisine).
  • Consommez des fibres qui contribuent à avoir un microbiote en bonne santé. Une dysbiose est à l’origine de problèmes affectant le psychisme comme la dépression. Vous pouvez aussi enrichir votre microbiote en apportant directement de bonnes bactéries (les probiotiques) en consommant des yaourts, divers laits fermentés, de la choucroute ou tout autre légume fermenté. Voir le paragraphe prise de poids. Pour nourrir ce microbiote, il est conseillé de consommer des céréales complètes, des légumineuses, certains légumes et fruits (demandez une consultation spéciale microbiote).
  • Consommez des aliments riches en magnésium qui aident à lutter contre les stress et la fatigue. Le stress contribue à une fuite urinaire du magnésium. On en retrouve dans les légumineuses, les fruits à coques (surtout amandes, mais aussi noix, noisettes, les fruits secs, les aliments complets (pain, riz), les crevettes roses, certains fruits comme la banane, les flocons d’avoine dans des mueslis, des smoothies ou des porridges, les eaux riches en magnésium (Aproz, Aquella, Cristallo, Eptinger mais aussi en France voisine Hépar, Rozanna, Contrex…) ou encore le chocolat noir (avec modération !).
  • Assurez-vous d’un apport suffisant en vitamines du groupe B (B1, B6, B9, B12) qui participent à la synthèse des neurotransmetteurs. On en retrouve dans divers aliments comme les légumes à feuilles vertes (voir paragraphe ‘Aménorrhée’) mais aussi dans les germes de blé à soupoudrer sur la salade.
  • Ajoutez du safran dans vos préparations : un ‘super-aliment’ qui a un rôle anti-inflammatoire et qui augmente l’activité de la sérotonine.
  • En phytothérapie le Millepertuis a des propriétés antidépressives (limite la production du cortisol), la Rhodiole qui a un effet stimulant en favorisant l’adaptation au stress ou le Griffonia qui régule le stress et le sommeil. On peut retrouver ces plantes sous forme de compléments alimentaire (Pilèje ou chez Pharmalp qui propose Relaxkit qui combine un complément jour ‘Boost’ à base de Rhodiole et un complément nuit ‘Sleep’ à base d’Eschscholtzia pour privilégier l’endormissement avec du magnésium et des vitamines B1 et B6).
  • Par un traitement spagyrique de Heidak, comme déjà décrit, on peut lutter contre la nervosité et le surmenage et augmenter sa résistance au stress grâce à ce spray buccal. C’est le spray ‘Nervosité et Surmenage’. Il contient de l’Avoine (pour soulager les nerfs et contribue à un sommeil réparateur), la Racine de Taïga (augmente la résistance à l’effort pendant les situations de stress), la Lavande (apaise et détend, procure un calme intérieur), la Mandragore (améliore l’humeur et lutte contre les insomnies), le Kawa-Kawa (réduit le stress et l’anxiété). Il y a de nouveau le spray ‘Cimicifuga Plus qui est tout à fait indiqué pour lutter contre divers troubles de la ménopause (voir paragraphe ‘Sommeil perturbé’ ou ‘Gérer les bouffées de chaleur’).
  • S’investir dans de nouveaux projets ou dans le bénévolat et travailler sur son estime de soi.

 

Modification de la qualité de la peau, des cheveux et des ongles

La peau sous l’effet de la carence hormonale a tendance à s’affiner et à se dessécher. Ceci la rend vulnérable aux différentes agressions comme la chaleur, les changements de température, le vent…Des boutons peuvent apparaitre, ainsi que des rougeurs, la peau devient moins élastique et des rides peuvent se creuser. Les cheveux sont affectés, ils s’affinent, sont moins nombreux et déshydratés. Les ongles deviennent moins durs et peuvent s’assécher.

peut aider à diminuer ces effets au niveau de la peau. Des solutions de collagène hautement dosées, consommées par cures de 1 mois (à renouveler suivant besoin), peut contribuer à avoir un apport suffisant en collagène si la synthèse par votre organisme est diminuée. Ce collagène directement apporté à votre corps améliore l’élasticité de la peau, réduit les rides et ‘hydrate’ la peau de l’intérieur. Le collagène choisi avec qui nous avons un partenariat est ‘Time Sublim Collagen Drink’ de Silver Wave , qui est un collagène Suisse le plus dosé sur le marché. Il est en vente à la Réception.

 des aliments riches en oméga 3 sont recommandés, car ils entrent dans la composition des membranes de nos cellules et contribuent à maintenir la souplesse de la peau (et réduire l’inflammation cutanée si on a un problème de peau). Se reporter au paragraphe ‘Les troubles de l’humeur’ pour faire un choix judicieux des aliments.

est aussi vivement recommandée pour lutter contre les radicaux libres qui endommagent la peau (la grenade, les baies rouges, le cassis…). Les vitamines C et E protègent notamment les cellules du stress oxydatif. La vitamine C est aussi impliquée dans la synthèse du collagène responsable de l’élasticité et la fermeté de la peau et contribue à maintenir une barrière cutanée forte. On en retrouve dans le persil, citron, orange, pamplemousse, cassis, kiwi, choux. Cela dopera aussi votre immunité. Les apports en sélénium, zinc, manganèse et polyphénols ne sont pas à négliger. Une fiche spéciale ‘régime antioxydant’ pourra vous être remise pour plus de détails.

(rétinol) ralentit le vieillissement prématuré de la peau et atténue les rides. C’est aussi un antioxydant. Le zinc a un rôle cicatrisant et est impliqué dans le renouvellement des cellules, il a un effet antiseptique et antiinflammatoire. Voir les aliments conseillés indiqués dans le paragraphe ‘Avoir un périnée en bonne santé’.

 aussi contribue à avoir un bon maintien du tissu conjonctif et confère à la peau son élasticité. On en retrouve dans les légumineuses, les céréales complètes, les abats, les crustacés ou le fromage.

contribue à la synthèse de l’élastine, autre composant donnant la fermeté à la peau. Il aide par conséquent à lutter contre le vieillissement cutané. Le silicium potentialise aussi les effets du cuivre et du zinc. Voir les aliments conseillés indiqués dans le paragraphe ‘Avoir un périnée en bonne santé’.

comme respecter les heures de sommeil, l’activité physique et réduire la consommation d’alcool, du tabac pour protéger sa peau. A raison de 10 cigarettes par jour, l’âge moyen de la peau est de 10 ans de plus qu’un non-fumeur. Plus vous fumez et plus votre peau vieillit plus vite ! L’alcool stimule les glandes sébacées et donc aggrave les problèmes de peau.

Faire une activité physique retarde le processus de vieillissement cutané.

Les douleurs articulaires et la fragilité osseuse

Les œstrogènes ont une activité locale anti-inflammatoire sur le cartilage et modulent la transmission au niveau du cerveau de la douleur. Les douleurs articulaires qui apparaissent à la ménopause sont directement en rapport avec la baisse d’œstrogènes. En effet au niveau des articulations se trouvent des récepteurs d’œstrogènes. Il y a moins de fixation des œstrogènes sur leurs récepteurs. Ceci se traduit aussi par une sensation de blocage, de difficulté aux mouvements ou encore donne une sensation ‘comme se sentir rouillée’ car les articulations deviennent moins souples. Il peut aussi se produire des douleurs inflammatoires comme un genou gonflé. On parle de ‘rhumatisme articulaire de la ménopause’. Les zones touchées sont au niveau des articulations de soutien (hanche, genou, cheville). D’autres articulations sont touchées comme les doigts, les poignets. Le cou peut être la cause de céphalées d’origine cervicale. Les symptômes sont variables tout comme l’intensité, d’une femme à l’autre. Ce manque d’œstrogène peut conduire à davantage de douleurs articulaires du fait aussi que le seuil de la douleur est abaissé.

Concernant les os, le capital osseux est à son apogée à 30 ans puis il y a une diminution lente et certaine au cours de la vie. Mais au cours des 5 premières années de la ménopause, la femme perd 5% de sa masse osseuse par an. Ce qui constitue la plus forte perte osseuse de toute sa vie. Cette perte osseuse est synonyme de fragilisation osseuse ce qui accroit le risque de cassure ou d’ostéoporose. Les femmes les plus à risque sont celles à faible poids.

On peut agir sur certains facteurs pour limiter la perte osseuse et les douleurs articulaires :

  • Contrôler son poids (voir le paragraphe plus haut). Plus le poids est élevé et plus le risque d’arthrose est élevé. Les zones touchées sont au niveau des articulations de soutien (hanche, genou, cheville). Le surpoids aggrave aussi les lésions arthrosiques déjà présentes. On ne se lancera pas non plus dans des régimes draconiens et déséquilibrés pour ne pas tomber dans une perte excessive de poids qui pourrait conduire à une perte excessive de muscle qui est un des risques majeurs en prenant de l’âge.
  • Avoir des repas équilibrés, riche en protéines et en oméga 3 qui stimulent la production de molécules anti-inflammatoires (voir le paragraphe sur ‘le périnée’ et ‘les troubles de l’humeur’).
  • L’apport d’antioxydants est aussi recommandé pour lutter contre le stress oxydant (voir le paragraphe précédent). Le curcuma, grâce à la molécule curcumine inhibe l’action des cytokines inflammatoires. On peut ajouter du curcuma dans des préparations culinaires ou en prendre sous forme de compléments alimentaires (Pilèje).
  • La consommation de calcium est capitale pour conserver des dents et os solides. Le calcium se retrouve dans les yaourts et majoritairement dans les fromages à pâte dure. Une autre possibilité est de boire des eaux riches en calcium dites calciques (Adelbodner, Adello, Aproz, Eptinger, Valser mais aussi en France voisine Hépar, Rozana, Contrex). La vitamine D contribue à la fixation du calcium sur les os et agit dans le contrôle de la douleur. La majeure partie de la population est carencée en vitamine D. La solution la plus facile est de s’exposer (si le temps le permet !) au soleil, bras nus, car la peau a le pouvoir de synthétiser sa propre vitamine D. Sinon grâce à l’alimentation, vous pouvez en absorber, elle se retrouve dans les poissons gras, le jaune d’œuf ou certains produits laitiers enrichis en Vit D. Vous pouvez avoir recours à une supplémentation quotidienne (gouttes) ou mensuelle (ampoule) pour un apport effectif.
  • Le silicium est un oligo-élément qui intervient dans la synthèse de diverses protéines dont le collagène, l’élastine, mais aussi l’acide hyaluronique. Elle contribue à la bonne santé des divers tissus de l’organisme : en apportant élasticité à la peau, résistance et rigidité aux cartilages et aux os et souplesse aux muscles et tendons. Le silicium lutte par conséquent contre la déminéralisation osseuse et contre le vieillissement en général. Voir les aliments conseillés indiqués dans le paragraphe ‘Avoir un périnée en bonne santé’.
  • Il est important d’avoir un microbiote en bonne santé pour renforcer son moral. Vous pouvez aussi consommer des pré et/ou probiotiques en compléments alimentaires (Pileje, Pharmap). Voir le paragraphe ‘Evitez la prise de poids excessives’.
  • En phytothérapie, des plantes comme l’Harpagophytum peut aider en cas de douleurs (anti-inflammatoire, antalgique). Le Boswellia (sève de l’arbre) contient des acides qui inhibent les cytokines pro-inflammatoires. 
  • Des médicaments à base de glucosamine sulfate avec de la chondroïtine sulfate contribuent au maintien et à la reconstitution du cartilage. Vous pouvez aussi confectionner des bouillons maison à base d’os (de veau, de pieds de veaux, de poule et poulet) et légumes qui vous apporteront naturellement ces molécules et minéraux.
  • Essayez d’améliorer votre sommeil, car un manque de sommeil contribue à augmenter les douleurs articulaires et à plomber le moral.
  • Avoir une activité sportive permet de prévenir les douleurs articulaires et permet aussi, si la douleur est déjà présente, de diminuer son intensité (à effectuer hors de poussées inflammatoires). En effet grâce au sport, l’hormone du stress (cortisol) s’abaisse tandis que les hormones du bonheur (sérotonine) ou anti-douleur (endorphines) augmentent. Les sports recommandés doivent être doux : la marche nordique, la natation, les exercices en piscine, le yoga, le Pilates, la gymnastique douce, le cyclisme. Ne pas choisir des sports qui mobilisent les articulations ou peut abimer le cartilage qui ne cicatrise plus comme avant, comme le basket, le tennis, le jogging.
  • En cas de douleurs, faites-vous aider de l’ostéopathie, de la physiothérapie, de la fasciathérapie (pour renforcement musculaire, étirements et libérer les tensions), de la thalassothérapie (actifs marins, bains à jets …) et de divers massages pour dénouer les douleurs.

Conclusion

La carence œstrogénique est à l’origine de l’ensemble des symptômes visibles décrits plus haut. Il faut savoir qu’en plus, cette carence risque de favoriser l’émergence ou l’aggravation, sans que l’on s’en rendre compte, de l’ostéoporose ou de maladies cardiovasculaires. L’alimentation peut de nouveau vous aider à limiter le risque de ces pathologies. Beaucoup de symptômes rencontrés en préménopause vont s’amenuiser et disparaitre lors de la ménopause, notamment les bouffées de chaleur, car le nuage hormonal se calme. Si des symptômes persistent lorsque la ménopause est installée, toujours liés à cette baisse hormonale, en apportant de nouveau ces hormones, les symptômes diminuent ! C’est pour cela que votre gynécologue pourrait vous présenter ce traitement, appelé TMH (Traitement Hormonal de la Ménopause) qui a la réputation d’être efficace à 99% sur les désagréments de la ménopause. Il permet de retrouver sa morphologie d’avant préménopause, de diminuer les bouffées de chaleur, de faire disparaitre le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM) avec un périnée plus tonique, de réduire les douleurs articulaires. Il peut aussi de corriger les pertes osseuses en lien avec l’ostéoporose. Toutefois, ce traitement ne peut être valable pour toutes les femmes, notamment celles qui ont eu un cancer hormono-dépendant comme un cancer du sein, des antécédents de maladies cardio-vasculaires ou des risques de thrombose ou de fibromes. De plus, ce traitement se prend sur une courte période autour de 5 ans et moins de 10 ans.

 

Il faut aussi d’abord que la ménopause soit vraiment installée, c’est-à-dire 1 an sans règle. Il faut aussi que les troubles climatériques altèrent vraiment la qualité de vie. En attendant ce moment, pendant la préménopause, il sera judicieux de s’aider de médecines complémentaires comme la méditation, le yoga, la phytothérapie ou encore l’acupuncture et en parallèle avoir une alimentation adaptée à la ménopause. Le but est de trouver au final les meilleures conditions qui vous seront propres, pour aborder cette nouvelle période de vie de la femme.

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